Les séances ont lieu le le troisième samedi de chaque mois, de 16h30 à 18h30 (sauf exception) à Saint Thibault des vignes au centre culturel Marc Brinon.
Prochain rendez vous : Le samedi 18 Janvier à 16H30 Au centre Culturel Marc Brinon.
Si vous avez de bonnes compétences en philosophie, si par exemple vous l’avez enseignée, nous serions très heureux de vous recevoir lors d’une séance spécifique afin que vous nous aidiez à progresser.
Essai d’introduction à la philosophie
En projet le site vous proposera une introduction à la philosophie. Ecrite par l’animateur du Café Philo en s’inspirant d’ouvrages de vulgarisation, elle a pour objet de présenter la philosophie sous une forme chronologique en mettant en valeur les éléments essentiels de manière simple et accessible, ne serais-ce que parce que l’animateur est incapable d’aller plus loin. Vous pouvez dès à présent consulter le plan, les paragraphes seront renseignés au fil du temps… Pour le moment seule l’introduction et le plan sont disponibles
Nous nous sommes retrouvés le samedi 20 Décembre. Nous étions 15 pour débattre sur le sujet « Pourquoi fait-on croire aux enfants que le père Noël existe ? « .
Un peu d’humour

Soyons maintenant sérieux !
Pourquoi faut-il, plus que jamais, croire au Père Noël ? La psychanalyste Claude Halmos répond

Dans cette chronique, la psychanalyste s’appuie sur vos témoignages et questionnements pour décrypter comment l’état du monde percute nos vies intimes.
Comment réussir à faire la fête quand le monde n’est pas à la fête, quand la guerre et les changements climatiques accroissent les inquiétudes, tandis que l’inflation aggrave, chaque jour un peu plus, les difficultés économiques ?
Pourtant, en dépit de ces obstacles, la plupart de ceux que l’on interroge sur la façon dont ils envisagent cette fin d’année, répondent de la même façon. Ils disent leur volonté de maintenir coûte que coûte la fête, par un repas festif et des cadeaux, et concluent souvent sur cette affirmation qui semble justifier pour eux, tous leurs efforts : « C’est quand même Noël ! »
Pourquoi Noël est-il si important ?
Pour les adultes qui ont été élevés dans des familles où l’on fêtait Noël de façon heureuse, continuer à le faire avec leurs enfants est sans doute une façon de faire revivre un peu de leur enfance, tout en instaurant une transmission joyeuse et tendre entre les générations.
Mais Noël est aussi devenu une fête d’une importance sociale telle qu’elle concerne, de quelque tradition qu’elles soient issues, toutes les familles. Et cela peut engendrer chez celles qui, du fait de leurs difficultés matérielles, sont dans l’impossibilité de la fêter, un sentiment d’exclusion très douloureux (assorti, pour les parents, d’une culpabilité par rapport à leurs enfants). Sentiment que l’on retrouve aussi chez toutes les personnes – et particulièrement les plus âgées – qui savent qu’en ce jour où chacun est supposé retrouver les siens, elles seront seules. Ne pas pouvoir être heureux alors que l’on imagine que les autres le sont, ne pas pouvoir se sentir « comme les autres », est toujours très éprouvant.
Est-il normal d’envisager de manière ambivalente les fêtes de Noël ?
L’image de la fête de Noël est le lieu d’un clivage très particulier. Elle est, en effet, présentée socialement comme la fête de la famille, de l’amour et du bonheur d’échanger des cadeaux supposés être, dans cette optique, autant de preuves de cet amour ; et dont le nombre sous le sapin semble d’ailleurs, dans les publicités que promeuvent, à cette période, les marques, mesurer l’intensité.
En même temps, Noël est le moment où un très grand nombre de ceux qui, par ailleurs achètent ces cadeaux, disent combien ils redoutent ces festivités où peut s’exprimer dans les rassemblements familiaux, tel un dramatique envers du décor, le pire des relations : les rancœurs, les jalousies, et même les haines, accumulées.
Ce clivage s’accompagne de plus, souvent, d’un paradoxe car ces personnes qui disent redouter ces éprouvants règlements de comptes ne semblent pas souhaiter pour autant la suppression de la fête : elles voudraient seulement, disent-elles, ne pas être obligées d’y participer.
Et ce paradoxe est peut-être plus révélateur qu’il n’y paraît car ce souhait d’une fête qui serait maintenue, même en leur absence, est peut-être pour elles une façon d’exprimer leur rêve d’une famille qui serait capable d’accepter, sans modifier pour autant son fonctionnement, la singularité et la liberté de ses membres.
Pourquoi est-il rassurant que la fête demeure ?
Probablement parce que sa disparition produirait une rupture dans la tradition. Les dates qui sont importantes socialement le sont aussi pour les vies individuelles. Elles ont pour chacun valeur de repères : par rapport à l’année en cours, à son histoire, mais aussi à sa place dans le monde. Célébrer ces fêtes c’est, en effet, se sentir rattaché à d’autres et, dans des périodes où la vie est difficile, où l’impression de solitude, de faiblesse par rapport aux agressions du monde est forte, cela peut être – même si l’on n’en est pas conscient – un soutien.
Dès lors, effacer Noël d’un calendrier familial pourrait, passé le premier moment d’euphorie (« Ouf ! Finis les affreux cadeaux de la tante Berthe et les déclarations avinées du cousin Bertrand ! »), amorcer le glissement vers un monde potentiellement angoissant, où d’autres repères considérés comme immuables et sûrs seraient susceptibles aussi de subitement disparaître.
Faut-il donc à tout prix conserver Noël ?
Noël, et… le Père Noël, dont il ne faut pas oublier l’importance. Et d’ailleurs, il convient de dissiper tout de suite un malentendu : contrairement à ce qu’ont pu prétendre quelques esprits chagrins, le Père Noël existe. Et en parler aux enfants n’est en rien leur mentir.
Les enfants ont besoin, et de façon vitale, de vérité. Ils ont besoin qu’elle leur soit dite sur leur identité, leur histoire, et tout ce qui les concerne ; et que des informations vraies leur soient données sur la vie. Leur raconter qu’ils sont nés dans des roses ou des choux est, quel que soit leur âge, un mensonge destructeur. Mais le Père Noël n’est pas un mensonge. Il est seulement un moyen de représenter concrètement, pour des enfants petits, une chose abstraite : l’amour de leurs parents, et l’envie qu’ils ont de les voir heureux. Le Père Noël existe, parce que cet amour existe ; et le Père Noël est très important.
Les enfants, en effet, ont besoin, pour être capables d’affronter la réalité, que la vérité sur elle leur soit dite. Mais ils ont besoin tout autant, pour se soulager du poids de cette réalité, qu’on les aide à rêver ; à faire exister, à côté de celles qui sont « vraies, pour de vrai », des choses qui ne sont « vraies que dans la tête ». Le Père Noël, « vrai dans la tête », est pour eux une porte vers l’imagination, le rêve, la poésie, la culture ; vers un monde dans lequel ils pourront, toute leur vie, trouver du bonheur.
Les adultes ont-ils besoin aussi du Père Noël ?
Ils en ont plus que jamais besoin. Pour eux, en cette fin d’année, croire (vraiment) au Père Noël, c’est penser que cela peut être l’occasion d’une parenthèse heureuse où l’on oublie, pour un moment, la réalité. Et c’est essentiel car, dans un monde aussi anxiogène que le nôtre, le plaisir et le rêve nous sont indispensables pour « recharger nos batteries », et résister.
Or deux types d’obstacles peuvent s’y opposer. Des difficultés matérielles, qui rendent toute fête impossible (preuve que la pauvreté, qui maltraite le quotidien, peut aussi tuer le rêve). Mais aussi, chez ceux qui n’ont pas ces difficultés, des problèmes d’ordre psychologique, et notamment une mauvaise conscience, que beaucoup de gens disent avoir à l’idée de faire la fête alors que tant d’autres souffrent du froid, de la faim, de la peur ou de la répression.
Un tel sentiment mérite réflexion.
Le risque, en effet, existe que, issu d’une éducation qui a fait du plaisir une faute, on veuille ainsi, à l’abri d’un prétexte honorable, et sans en être le moins du monde conscient, continuer à s’en priver.
Or les privations que l’on s’inflige n’ayant aucune utilité pour les autres, il est certainement plus utile de s’autoriser la fête – pour soi-même et les siens – et de faire en sorte de la partager. Savoir que le Père Noël existe, c’est savoir aussi que l’on peut aider ce Père Noël (qui a souvent beaucoup de mal à remplir sa hotte), en allant avec ses enfants – à qui l’on pourra expliquer tout cela –, apporter des dons à des associations qui les lui transmettront. Bonne fin d’année à tous !
Article pour aller plus loin :
Le mensonge : les aventures d’un concept philosophique
Planning des débats 2025
| Date | Sujet du débat | Nombre de participants |
|---|---|---|
| Samedi 18 janvier 16h30 | L’idéal de la Liberté est-il compatible avec l’idéal d’Egalité ? | 19 |
| Samedi 15 février 16h30 | La haine n'est pas le contraire de l'amour, c'est l'indifférence. | 9 |
| Samedi 15 mars 16h30 | Faut-il croire en soi ? | 13 |
| Samedi 05 avril 16h30 | Les limites de mon langage signifient les limites de mon monde | 13 |
| Samedi 17 mai 16h30 | Le plus beau des courages c’est celui d’être heureux. | 12 |
| Samedi 21 juin 16h30 | Qu'est-ce que je perds quand je perd mon temps | 12 |
| Samedi 19 juillet de 16h30 à 18h30 Philo au Jardin au Théâtre de Verdure à Chanteloup | Comment les spiritualités ont elles pu survivre aux avancées techniques et philosophiques ? | 7 |
| Samedi 23 août de 16h30 à 18h30 Philo au Jardin au Théâtre de Verdure à Chanteloup | Nous sommes ce que nous faisons | 13 |
| Samedi 20 Septembre 16h30 | L'erreur propre aux artistes est de croire qu'ils trouveront mieux en méditant qu'en essayant... Ce qu'on voulait faire, c'est en le faisant qu'on le découvre. | 15 |
| Samedi 18 Octobre 16h30 | Le Pardon libère l'âme | 12 |
| Samedi 15 Novembre 16h30 | Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l'ouvrir, tu t'apercevras que derrière il n'y a personne" (sylvain Tesson). | 16 |
| Samedi 20 Décembre 16h30 | Pourquoi fait-on croire aux enfants que le père Noël existe ? | 15 |
Ci-après, des articles pour illustrer nos débats.
- Le mensonge : les aventures d’un concept philosophique
- De la peur à ses solutions
- La différence entre âme et esprit
- La question ‘Qui suis-je?’ admet elle une réponse exacte ?
- Liens entre les enseignements spirituels anciens et les découvertes scientifiques modernes
N’hésitez pas à nous contacter via la page Contact

Planning des débats
Planning des débats 2026
| Date | Sujet du débat | Nombre de participants |
|---|---|---|
| Samedi 17 janvier 16h30 | ||
| Samedi 21 février 16h30 | ||
| Samedi 21 mars 16h30 | ||
| Samedi 18 avril 16h30 | ||
| Samedi 16 mai 16h30 | ||
| Samedi 20 juin 16h30 | ||
| Juillet | Sous réserve | |
| Aout | Sous réserve | |
| Septembre | Date à définir | |
| Octobre | Date à définir | |
| Novembre | Date à définir | |
| Décembre | Date à définir |
Débats 2024
| Date | Sujet du débat | Nombre de participants |
|---|---|---|
| Samedi 20 janvier 16h30 | "L'importance du beau" | 10 |
| Samedi 17 février 15h30 | "Le bonheur, voyage ou destination ?" | 8 |
| Samedi 16 mars 17h00 | "La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement" | 9 |
| Samedi 20 avril 15h30 | "Qu'est-ce que la réalité de nos jours ?" | 15 |
| Samedi 11 mai 16h30 | "Le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » (Marcel Proust) | 4 |
| Samedi 22 juin 16h30 | "Qu'est-ce qui est rationnel ?" | 6 |
| Juillet : relâche | Bonnes vacances | |
| Samedi 24 Aout 16h30 | "En quoi est-ce que les événements qui risquent de m'arriver me semblent plus importants que ceux qui arrivent aux autres ?" | 13 |
| Samedi 21 septembre 16h30 | L'art contemporain | 12 |
| Samedi 19 octobre 16h30 | Décider et choisir est-ce la même chose ? | 12 |
| Samedi 16 novembre 16h30 | Avancer c'est reculer | 15 |
| Samedi 21 décembre 16h30 | Photo : Illusion ou réalité | 14 |
| Total 2024 | 118 |
La philosophie, un jeu d’enfant.

